Quantified Self avec Tasker (Android)

Je décris ici une méthode simple pour enregistrer des événements Quantified Self à l’aide d’un téléphone sous Android.

Le Quantified Self est un mouvement qui regroupe les outils, les principes et les méthodes permettant à chaque personne de mesurer ses données personnelles, de les analyser et de les partager (source Wikipedia).

Vous aurez besoin de :

Le principe est le suivant : créer une tâche Tasker qui crée une entrée d’agenda à chaque fois qu’elle est invoquée. Un bouton Tasker sur le bureau permet de la déclencher.

Pour enregistrer les événements, une recette IFTTT est créée, qui enregistre dans un document Google Drive de type Spreadsheet toutes les nouvelles entrées de l’agenda dans lequel sont enregistrées les actions.

Préparatifs

  1. si vous n’en possédez pas déjà un, créer un compte IFTTT et le connecter à votre compte Google
  2. dans Google Calendar, créer un nouvel agenda (pour ne pas polluer son agenda principal) – je l’ai nommé QS
  3. dans Google Drive, créer un nouveau document de type Spreadsheet – je l’ai nommé QSevents

Dans Tasker

Créer une nouvelle tâche contenant 1 action App/Insérer dans le calendrier :

  • Calendrier : Google:QS (ou le nom que vous avez choisi à l’étape 2 des préparatifs)
  • Titre : le nom de l’événement que vous voulez enregistrer

Puis créer sur votre bureau Android un raccourci vers cette tâche.

Créez autant de tâches et de boutons que d’événements à enregistrer.

Dans IFTTT

Créer une nouvelle recette :

  • this : Google Calendar/Any new event added
  • that : Google Drive/Add row to a spreadsheet – renseigner le nom, le chemin et les champs à enregistrer dans le document. Personnellement je n’enregistre que la date/heure et le nom de l’événement

C’est terminé !

Le fichier Google Drive va maintenant se remplir à chaque fois que vous appelez la tâche Tasker en cliquant sur le bouton de votre bureau Android.

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Apprendre à dessiner avec un piano

Introduction

Je participe depuis son lancement à la formation Learning Creative Learning donnée par le MIT Medialab. Dans le cadre de cette formation il nous a été demandé d’animer un cours, sur le sujet de son choix.

Il se trouve que j’avais participé la semaine précédente à une formation Kawenga intitulée Interactivité Temps Réel / Initiation à Processing (formation animée par Zandrine CHIRI).

J’ai choisi de présenter une application simple de l’interaction temps réel avec Processing, façon « Creative Coding » : dessiner avec un clavier de piano.

Creative Coding et Processing

De façon générale le « Creative Coding » consiste à utiliser la programmation d’un ordinateur dans un but artistique, pour créer des effets visuels ou sonores, des jeux, des installations interactives, …

Il existe plusieurs outils dans ce domaine :

  • par programmation : processing, openFrameworks, PureData
  • outils graphiques : Isadora, Max MSP, Usine, SuperCollider, Scratch

J’ai fait le choix de travailler avec Processing, sur lequel je m’étais personnellement auto-formé depuis quelques temps.

« Processing est un langage de programmation Open Source et un environnement pour les gens qui veulent créer des images, des animations et des interactions. » J’ajouterais aussi « du son ».

Processing tourne sur PC/Mac/Linux, il est gratuit.

Prérequis

Pour cet exercice, côté matériel, nous aurons besoin :

  • d’un clavier MIDI,
  • d’un convertisseur MIDI USB,
  • d’un câble MIDI,
  • d’un ordinateur.

Côté logiciel :

  • du logiciel Processing

Un programme Processing est toujours composé des éléments suivants :

  • import de librairies
  • déclaration de variables globales
  • une fonction setup() : initialiser tout ce qui doit l’être au début du programme
  • une fonction draw() : cette fonction est appelée en permanence par Processing, c’est ici qu’on dessine
  • une ou plusieurs fonctions callbacks de capture d’événements : souris, clavier, appui sur une touche de piano

Dessiner avec un piano

Règles du jeu

On démarre avec une scène blanche.

Lorsqu’une touche de piano est enfoncée :

  • on dessine un signe à un endroit aléatoire de la scène
  • la taille du signe dépend de la pression sur la touche
  • on dessine une ligne entre le signe précédent et le nouveau signe

2 enfants – 2 côtés du piano – 2 côtés de la scène

Pour rendre le jeu un peu plus attrayant pour mes 2 petits j’ajoute la règle suivante :

  • si la touche est frappée côté gauche du piano, le signe est dessiné côté gauche de la scène
  • inversement, si la touche est frappée côté droit du piano, le signe est dessiné côté droit de la scène

Messages MIDI

Tout est expliqué ici : MIDI Messages.

Le clavier MIDI envoie des messages à chaque fois qu’une touche est enfoncée.

Un message MIDI est composé :

  • d’un statut (sur 1 octet)
  • de données additionnelles (sur 2 octets)

Le seul message qui nous intéresse se nomme « Note On » :

  • Statut = 10010000 (canal 0) = 0×90 (héxadécimal)
  • La note et la puissance sont stockées dans les 2 octets de données additionnelles

C’est parti

A partir de là on dispose de toutes les informations utiles pour programmer le jeu.

Le code Processing se trouve ici.

Aller plus loin

Ce petit exemple montre comme il est simple de connecter un instrument et un ordinateur et de les faire interagir.

Voici quelques idées pour aller plus loin :

  • raffiner le dessin (courbes de Béziers, images, couleurs)
  • plus de joueurs
  • capturer d’autres types d’événements (clavier, souris, caméra, son, …)
  • dans l’autre sens : faire jouer le piano en dessinant
  • se connecter à d’autres personnes par internet
  • le faire en live ! (concerts, spectacles)

Je découvre les possibilités d’interactions temps-réel de Processing et suis intéressé par tout retour si vous avez vous-même connecté un instrument de musique, ou autre.

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Alentours Nord de Montpellier – côté jardin

J’ai le plaisir de vous annoncer la publication d’une 8ème balade à vélo aux alentours de Montpellier.

Cette balade (faite hier en plein cagnard) vous fera quitter Montpellier par le nord, en suivant la ligne de tramway T1.

A l’approche de Grabels on quittera la piste cyclable pour s’enfoncer dans la garrigue qui sépare Grabels de Saint-Gély, qu’on rejoindra après une côte assez rude et caillouteuse.

On arrivera rapidement à Saint-Clément où on traversera de beaux quartiers remplis de maisons d’architectes plus luxueuses les unes que les autres.

De là on passera sur la commune de Montferrier, encore de beaux quartiers, d’où on rejoindra Montpellier.

La balade peut être assez fatigante pour cause de montées/descentes parfois un peu raides. Mais l’effort sera payant. Il est impératif d’être équipé d’un VTT, les VTC risquent de ne pas tenir le choc de la traversée entre Grabels et Saint-Gély.

Les détails de cette balade sont ici : Montpellier – Grabels – Saint-Gély – Saint-Clément – Montferrier

Bonne route !

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