A Tool to Deceive and Slaughter

Combinant « Box With the Sound of Its Own Making » de Robert Morris et les écrits de Baudillard sur le système de ventes aux enchères des oeuvres d’art, cette sculpture existe dans un flux transactionnel perpétuel. C’est une sculpture qui essaye indéfiniment de se vendre elle-même sur eBay.

Toutes les 10 minutes la boite noire interroge un serveur sur internet grâce à sa connexion Ethernet et vérifie si elle est en vente sur eBay. Si l’enchère s’est terminée ou si elle a été vendue, elle crée automatiquement une nouvelle enchère d’elle-même.

Si une personne l’achète sur eBay, le propriétaire actuel est prié d’envoyer la sculpture à son nouveau propriétaire. Ce nouveau propriétaire doit alors la connecter et le cycle se répète.

a-tool-to-deceive-and-slaughter

La fameuse sculpture s’est récemment vendue 6350 US$. A combien est-elle aujourd’hui ?

L’écrivain Andrew Sargus Klein commente cette œuvre en ces termes.

“A Tool to Deceive and Slaughter” est lié de façon tangible, par Ethernet, au monde intangible du goût, de l’esthétique et de la valeur. Peu importe qu’il devienne astronomiquement cher – vous êtes légalement tenu de le remettre en vente sur eBay une fois par semaine jusqu’à ce que quelqu’un l’achète. L’idée est qu’on ne peut pas posséder quelque chose de conceptuel, ni en terme de droits d’auteurs, ni de façon théorique. Le mode de fonctionnement de cette œuvre d’art permet de s’assurer qu’aucun intermédiaire (notamment le marché de l’art, hautement ridicule) ne change cet état de fait.

- librement traduit depuis laughingsquid -

This entry was posted in Non classé and tagged , . Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>